Accueil > Nos Actions > Journal de Bord des Opérations > Congés Sciences Solidaires > Seconde mission dans les forêts primaires de...
Introduction
Cette seconde expédition se déroule au cœur des forêts primaires de Sumatra, en bordure du célèbre Parc national du Gunung Leuser.
Nous étudions les populations et le comportement de 3 espèces : Gibbon de Siamang, du Gibbon à mains blanches et du petit Semnopithèque de Thomas mais aussi l’ensemble de la foisonnante Biodiversité locale.Après l’exploration des forêts environnantes, nous profiterons des échanges culturels et des ateliers avec les locaux en collaboration avec l’ONG Ibu Bumi Orang Outan, sans qui rien de tout ça ne serait possible !
Le Journal de Bord
Expédition du 18 au 31 mai 2025
Dimanche 12 avril
RDV de tout le groupe a l aéroport a 9 h dans la bonne humeur ! Seul jean louis et Cathy en panne de tuk tuk arriveront a 9h30 Pascal est désœuvré car son sac est resté a Singapour.
Le groupe se sépare sur 2 voitures pour 4 h de route pour Batu katak. Une petite pause s’impose et ça repart.. avant d arriver a la guest house passage d’un pont suspendu.. moment tendue pour Sandrine et Maëlle d autant plus que des motos traversent aussi.
Le groupe arrive sans Carole (en escale a Singapour), qui arrivera dans la nuit avec Clément. On prend nos chambres et on déjeune a 14h avec Nora notre hôte. Pause baignade dans la rivière pour certains avant notre première conférence d intro de l expédition de 17h. Soirée tranquille après ce périple !
Lundi 13 avril
Aujourd’hui c’est cours d’indonésien avec notre guide Dharma... Rodolphe ayant passé une nuit exécrable bénéficie d’un remède ancestral par une guérisseuse qui lui crache une mixture de plantes médicinales sur le ventre.
Puis le groupe s organise une séance de massage d’une heure par personne par une chamane pour les femmes et un masseur pour les hommes, pendant qu’une partie du groupe déjeune, suivi d’une pause baignade à la rivière ou d’une sieste.
On reprend a 15h un jeu de piste en se séparant en 3 groupes pour découvrir le gibbon a mains blanches. Puis dîner 19 h sous une pluie battante comme la veille. On est bien en zone tropicale. Tout le monde se couche tôt pour un petit déjeuner à 7h
Mardi 14 avril
Départ a 8h avec les guides locaux pour la 1er training forêt pour nous mettre en jambes.
D’entrée un Siamang juste a la passerelle puis des macaques le long de la piste et des gibbons a mains blanches puis d abord un nid de 15 jours d orang outangs. Puis petite pluie cape de pluie et observations terminées car pluie au sommet de la coline mais le graal est apparue... Puis on découvre un nid d’Orang-outang et juste a côté.. une mère et son petit.. moment de grâce .. Sandrine en avait les larmes au yeux.. 20 minutes d observations a 15 m au dessus.
Le juvénile est venu nous voir pour nous observer et a fini par s impatienter de notre présence en vocalisant et en nous lançant des branchages alors que sa mère restait placide.
Nous sommes repartis heureux de ces rencontres dans une bonne descente. Nous progressons dans une zone karstique.. rochers acérés.. pas de sangsues en vue pour aujourd’hui.
Nous avons pu revoir le Gibbon de Siamang au retour. Suivi d’une baignade avant déjeuner puis d’une reprise a 15 h pour une conférence sur les forêts par Clément et Stéphanie avec un thé gingembre a volonté.
Atelier data et journal de bord pour certains avant notre night walk de 20 h.
Départ 20h pour le seul et unique nightwalk de l’expé ! A la rencontre du Loris, ce petit singe nocturne aux grands yeux globuleux.
La météo est avec nous : il ne pleut pas, alors qu’il a plu tous les soirs jusqu’alors.
La sortie Loris se transforme rapidement en sortie batraciens, avec une présence multiple de ce genre animal sur le sentier, nous obligeant à veiller à ne pas les écraser. D’ailleurs, il y eut des signes avant coureurs avant le dîner car Maelle s’est trouvé un nouveau prince charmant dans la chambre qu’elle partage déjà avec Chris sans savoir qu’il s’agit de la maison du prince. Maëlle n’est pas particulièrement séduite par ce privilège.
Au final la sortie durera 2h avec traversée de rivière imprévue et observations pour certains d’une civette au retour.
C’est aussi la célébration de nos premières sangsues, plus ou moins accrochées à leurs victimes, avant un repos bien mérité.
Mercredi 15 avril
Après un bon petit déjeuner crêpes bananes chocolat porridge, nous partons pour notre deuxième journée d’observation. Nous faisons le petit coucou habituel à Chico, le Gibbon Siamang qui a élu domicile dans la zone en face de la Guesthouse puis nous montons vers la foret en traversant des plantations de citronniers et d’hévéas.
La queue du peloton a alors le bonheur d’observer un groupe entier d’une vingtaine de Semnopithèques de Thomas, adultes et bébés en plein jeux et alimentation. Ils sont très atypiques avec leur crête de punk de la jungle.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe écoute religieusement les vocalises harmonieuses d’un petit groupe de Gibbons à main blanches, jusqu’à pouvoir enfin les apercevoir.
Puis s’ensuivit une alternance d’escalades et de glissades plus ou moins contrôlées dans la forêt karstique. Nous avons l’impression d’évoluer au sein de temples cambodgiens sur lesquels la nature aurait repris ses droits.
Lors d’une pause, nous découvrons les stigmates du passage de l’ours, griffures sur un tronc d’arbre à la cime duquel il a grimpé.
Au retour, visite à l’impressionnante Amorphophallus titanium ou Arum de titan, la plus grande inflorescence du monde, qui refleurit tout les 7 ans, pour une durée de 5 jours !
Déjeuner, repos, et reprise des ateliers, notamment entrée des données dans l’ordinateur tandis que Pascal s’offre un extra « balade à moto avec Nora ».
Le matin même il a en effet égaré ses lunettes dans la forêt et malgré un enquête scrupuleuse de l’équipe, à base de photos et de GPS pour identifier l’horaire exact et donc le lieu de la perte, les guides ne sont pas parvenus à les retrouver. La virée à moto avait donc pour objet de rejoindre l’opticien le plus proche. Le grand sourire de Pascal au retour atteste de la réussite de l’expédition.
Jeudi 16 avril
9h du mat la joyeuse troupe est prête à partir pour 3 jours de bivouac entre excitation et inquiétudes plus ou moins prononcées. Mulia Darma et Simon nous accompagnent alors que whisky (riscky) et Eddy transportent nos bagages. Le démarrage semble prometteur avec une observation de Gibbon à main blanche très proche de la Guesthouse. Malheureusement ce seront les seules observations du trajet. Ce matin il fait soleil, la marche souvent à découvert nous délivre de quelques litres de sueur. 2h30 de marche plus tard avec un détour dans l’espoir vain d’apercevoir les Thomas nous voilà arrivés au camp extrêmement bien installés par le staff. Nous nous attablons à notre table de géants se sentant chacun aussi petit que des minimoys dans cette jungle. S’en suit une baignade bien méritée dans la rivière après quelques tergiversations sur les tenues appropriées et lieu de baignade des femmes. L’après midi nous voilà repartis pour une marche glissante vers la grotte du tigre. La présence régulière d’un tigre ainsi que son bébé de déjà 1 an nous est confirmé par Nora. Observation de Chauve souris virevoltantes dans la cave et d’une énorme araignée remontée par Simon. Le lieu est magnifique, on se croirait dans un paysage d’avatar. Le terrain est très accidenté et nous permet à la descente du retour d’observer une figure artistique de Rodolphe note 5.8 par Pascal. Chacun décompte encore ses sangsue et nous voilà parti nous laver dans la rivière. Le groupe des filles glousse et se prend en photo telle des amazone dans la rivière. La nuit tombe tôt les bruit de la jungle qui nous entoure change, les phasmes s’en donnent à cœur joie et nous accompagneront toute la nuit entre deux ronflement de Carole la mobylette. Quelques bougies placées autour de la tente sont supposées éloigner le tigre nous dit on. Force est de constater qu’en allant aux toilettes à minuit 30 aucune bougie n’avait survécu soit le tigre n’avait pas faim soit nous n’étions pas suffisamment appétissants. Rodolphe après avoir gonflé, regonflé et changé de matelas arrive à trouver ses deux heures de sommeil.
Vendredi 17 avril
5h Réveil matinal avant le soleil. La nuit fut courte pour certain sous les ronflements plus ou moins perturbateur de Carole. Chacun se prépare, le départ prévu pour 6h se fera finalement à 6h15 (horaire sncf). Les guides nous ont prévu une petite surprise, la montée s’apparente plus à de l’escalade qu’à de la marche. Nous atteignons tant bien que mal le sommet de la montagne et les groupes se forment. 3 points d’écoute afin de pouvoir trianguler les positions. Chacun s’installe pour 3h d’écoute et profite du chant des Gibbon à main blanche et des Thomas. 1h plus tard le soleil se couvre et les première gouttes commencent à tomber. Nous nous empressons de prendre le chemin du retour, le bal des kway sous la pluie battante dans la boue s’organise pour un retour express au camp où nous finirons la matinée trempés et décompte les sangsues ayant osé les sucer sans consentement préalable. Après le repas le gros de la troupe s’offre une sieste afin de récupérer cette courte nuit. Seuls quelques vaillants partent en mini expédition autour du camp à la recherche de papillon, fleur ou insectes. En fin d’après midi nous voilà reparti alors que le ciel menace toujours. Jean Louis garde le camp et notre joyeuse troupe observe de loin un orang outang. Encore une fois la voie est assez grimpante et au fur et à mesure le ciel se charge. Mais rien n’arrête un Clément à la recherche d’un point de vue panoramique, nous rallongeons la balade pour atteindre le fameux point juste avant que l’orage ne gronde et nous voilà reparti sous la pluie. La montée nous ayant trempé de sueur la descente aura l’avantage de nous rincer. Nouveau décompte de sangsues avec une palme pour Cathy assaillit par 5 d’entre elles. La soirée se finira autour de la table entourée de boue avec une merveilleuse glissade de Steph qui aura permis à Chris de se remémorer de vieux souvenir de « torchage de fesses ». Au moment de se coucher on observation in extremis de civette s’organise devant la tente. Chacun rejoint sa couchette dans l’espoir de dormir quelques heures et la crainte de ne pas avoir de vêtements sec le lendemain.
Samedi 18 avril
Départ du camp a 6 h du mat avec les vêtements mouillés de la veille qui sentait le moisi .. Petit dej avec banane au fromage, étonnant non ! On part avec enthousiasme pour un protocole triangulation pour les vocalises, réception de pancake pour chaque groupe et le groupe 3 tombe sur une mère et son petit Orang outangs grâce à l’œil de Dharma .. Clément va courir de groupe en groupe pour venir nous chercher et on profitera tous des orangs outangs. Retour ensuite a la rivière pour le lunch et surprise.. Des bouées avec les locaux nous attendent pour descendre 40 minutes jusqu’à notre lodge, top👌 Les sacs sont bien emballés dans des grands sacs .. puis douche et repos 🙏
Dimanche 19 avril
La journée se veut calme à la guesthouse, elle commence par une bonne grasse mat qui permet à chacun de récupérer et sera rythmée par les lessives, la baignade, et la fabrication des posters pour la présentation de jeudi aux enfants et la mise à jour des données. Chacun en profite pour contacter ses proches et mettre à jour les polarstep. En fin de journée nous faisons un atelier sur l’huile de palme, force est de constater que nous en consommons tous à notre insu. Elle sera suivie d’un film sur la déforestation vue par un orang outan. La soirée se terminera pour les plus vaillants par une partie d’embustero dans laquelle les stratèges et les poker face se révèlent.
Lundi 20 avril
Après une nouvelle grasse mat et un bon petit dej nous prenons la direction du village pour un atelier médecine locale. Chacun se mets à hacher menu les herbes et racines. Nous sommes fières de nos juliennes de racine mais c’était sans compter sur Nora qui tel l’œil de Sauron ne laissera passer aucun morceau supérieur à 1 mm. Rodolphe et Cathy se révèlent maîtres en la matière et notre tambouille se transforme petit à petit en un ravissant « taboulé » prêt à sécher. Nous voilà chacun avec notre petit sachet en train de comploter sur qui cracher notre mixture une fois revenus au pays. Sur le chemin du retour petite halte apéro/billard pour une partie de la troupe avant le repas. La conférence de l’après midi sur la protection des orang outan commence alors que Chris se fait crier/roter par la chamane afin de soigner son tour de rein. Il pleut de nouveau, comme tous les soirs depuis notre arrivée. Il n’y aura pas de sortie forêt. Nous en profiterons pour une nouvelle partie d’embustero avant le repas et nous coucherons tôt pour se préparer à repartir en bivouac le lendemain.
Mardi 21 avril
Aujourd’hui départ pour notre road trip de deux jours et une nuit dans la jungle.
1er jour : 2 chiffres à retenir. 1 et 22.
1 pour 1€ — le prix des chaussures 100 % caoutchouc, souples et antidérapantes, qui nous ont littéralement sauvé la vie. Grâce à elles, pas besoin de nous déchausser toutes les cinq minutes malgré le nombre impressionnant de torrents et de rivières traversés.
22, c’est le nombre de sangsues récoltées sur Carole lors du trek de l’après-midi. Vingt-deux. Nous comptons, nous ne perdons pas la tête.
Le trek a débuté dans les plantations de palmiers à huile, puis de cacaoyers. Jusqu’ici nous avions marché, crapahauté, grimpé, escaladé. Aujourd’hui, nous avons vécu l’expérience de l’eau. Torrents, rivières, courants… De l’eau aux chevilles, aux genoux, aux cuisses, parfois jusqu’au ventre. Nous avons assisté à un bal de culottes pour ceux n’ayant pas investi l’euro symbolique. (ils ont dû se déchausser et se retirer leurs pantalons pour ne pas garder ses habits mouillés.
Un trek sans animaux, mais avec des paysages féeriques — la forêt équatoriale traversée par des cours d’eau tous plus beaux les uns que les autres.
Plusieurs haltes en chemin : une pause en bord de rivière pour déguster des fruits présentés sur un plateau naturel de feuilles de bananier, un arrêt face à l’un des arbres rescapés du massacre de la déforestation — il en impose, celui-là —, puis déjeuner, une dernière heure de marche, et enfin l’arrivée au campement : une petite cabane en bambou sur pilotis, en plein cœur de la jungle. Un plouf dans la rivière avec jacuzzi naturel intégré. Repos bien mérité.
Puis retour en trek pour récupérer 2 pièges photo installés une semaine plus tôt par les guides. Au retour, un bain dans la rivière s’imposait — et le courant en a profité pour voler le savon de Carole.
Le soir, quiz sur l’Indonésie. L’équipe des Siamangs a gagné. Et pour ceux qui s’inquiètent : nous avons mangé du riz au curry avec de l’ananas. On ne mourra pas de faim.
Mercredi 22 avril
2e jour. Réveil à 4h45 pour remballer nos affaires — nous quittons le camp. Petit-déjeuner : crêpes à l’avoine et à la banane, un vrai délice. Comme nous sommes en zone tigre, le trek ne peut pas commencer avant 6h : le tigre chasse à l’aube et au crépuscule, et il n’a pas été prévenu de notre présence.
Petit trek d’une heure avec une belle grimpette — ça commence à devenir une habitude. Le privilège d’être au sommet, c’est le panorama. Ça vaut le coup à chaque fois.
Puis 3 heures de protocole d’observation. Au bout de 15 minutes, on entend un Calao rhinocéros. Un détail pour vous replacer dans le contexte : en France, on recense environ une centaine de mammifères. En Indonésie, il y en a près de 500. L’Indonésie est l’un des endroits où la biodiversité est la plus riche au monde, notamment parce qu’elle est traversée par la ligne de Wallace. Pour ceux qui ne connaissent pas — On vous laisse chercher, c’est fascinant.
En 3 heures d’écoute : quelques gibbons au loin, et un petit lézard repéré aux jumelles sur un arbre — le dragon de Sumatra. C’est long, parfois frustrant, mais c’est la réalité du travail des scientifiques et des photographes animaliers. La patience avant tout.
Vers 10h, on quitte notre poste d’observation et on redescend vers la rivière. On devient des pros pour repérer les arbres qui offrent un bon appui — le sol est glissant, la pente vertigineuse. Après quelques sueurs froides, nous voilà au bord de l’eau où des radeaux made in Indonesia nous attendent. On embarque, et nous voilà à descendre une rivière un peu plus tumultueuse que la dernière fois. Sur l’un des radeaux, deux personnes sont tombées à l’eau. Les autres ont applaudi.
Notre guesthouse étant au bord de la rivière, on nous y dépose directement. Direction la chambre — nous n’avions emporté qu’une seule tenue, et après deux jours et une nuit dans la jungle, nous sentions tous franchement le fauve. Pas de mygale cette fois. Une fois propres, habillés de vêtements sentant bon la lessive, direction le restaurant. Une bière bien fraîche nous y attendait. Elle était méritée.
Cet après-midi, on finalise nos posters et atelier cooking class qui sera notre dîner. Demain, nous allons à l’école du village.
Jeudi 23 avril
Dernier trek et protocole dans la jungle. Départ 6h pour le protocole des vocalises.
3 groupes se forment et grimpette habituelle. Chaque groupe s’installe à 400 m les uns des autres pendant 3h. Nous avons entendu les vocalises des Gibbons à mains blanches, véritable symphonie de la forêt, les siamangs, quelques oiseaux, Ecureuil à longue queue et une nouvelle le Boucours. (certains pensaient entendre des vocalises d’ours mais nos guides indonésiens, nous ont dit que c’était une chèvre sauvage nommée Sarow de Sumatra qui n’a été observée seulement 5 fois par des scientifiques). Un des pisteurs s’est fait charger par le Boucours et est revenu blême. Un final grandiose.
Fin du protocole vers 10h, dernière descente dans les forêts karstiques, cela va nous manquer. En chemin nous retrouvons Chico ! Et nous restons à l’observer un long moment. Retour à la guesthouse pour midi, dej et baignade pour certains avant de repartir pour l’école et notre retransmission et de dire au revoir à Jean-Louis et Cathy qui voguent vers de nouvelles aventures.
De notre côté nous partons en direction de l’école où nous présentons nos posters devant une vingtaine d’élèves timides et studieux. Au bout de 5 min ils se sont relâchés et ont participé dans la joie et la bonne humeur. C’était une expérience riche en émotion ! A la sortie petite dégustation de glaces locales, un vrai plaisir et un écho à notre retour proche.
Retour et pack de nos bagages le cœur gros.
Atelier data et identification, repas spécialités et dernier diner à Batu katak.
Vendredi 24 avril
Départ pour Bukit Lawang
Samedi 25 avril
Ce matin, réveil à 7h — rendez-vous à 9h au resto (enfin une grasse mat’) pour un départ à 10h. Dernière toilette avec mon bac et ma casserole d’eau froide, je commençais vraiment à m’y habituer.
Un rêve se termine toujours par une happy end : siamangs et macaques à longue queue sont venus nous offrir un show dans les arbres en face de notre guest house.
À 10h41, avec quelques minutes de retard (on reste fidèles à nos habitudes), nous quittons la guest house. Moment pas très agréable, car Nora et toute son équipe ainsi que les guides ont vraiment été formidables.
Les guides portent nos bagages jusqu’au taxi, dernière photo de groupe avec eux. Vite, il faut partir — l’ambiance devient trop lourde, la nostalgie commence à s’installer.
Direction Bukit Lawang, la grande ville touristique du coin. Après la glace, on franchit une étape supplémentaire vers le retour à la civilisation.
11h48, nous voici à l’écolodge — et Steph et Clément ont mis la barre très haut. Un écolodge magnifique au bord d’un torrent avec cascade, entièrement en bambou, avec au premier étage une terrasse panoramique où, si on a de la chance, les singes viennent pointer le bout de leur nez. Repas. Puis on décide d’une balade en ville — aux dimensions d’un village, très mignon. On fait les échoppes, ça va assez vite, et on décide d’aller au marché qui se trouve à l’autre bout : vingt minutes de marche et nous voilà au cœur d’un marché très typique. Pour le retour, on se montre fainéants : on prend un tuk-tuk, moyennant 50 centimes par personne. Notre tuk-tuk n’ayant plus de freins, il fonce au ralenti sur les autres tuk-tuks pour s’arrêter. Loin de nous inquiéter, ça nous amuse — on a fait la jungle, après tout. Retour en ville, un verre bien mérité. On termine notre shopping et nous voilà de retour à l’hôtel. Douche dans une vraie douche — Repas et dodo. Demain, c’est le vrai départ, on quitte Sumatra
INFORMATION IMPORANTE : si vous n’avez pas d’information pendant quelques jours sur le journal de bord, pas de panique !
Il arrive parfois que la connexion en locale soit trop faible, ne fonctionne pas correctement ou encore que pendant plusieurs jours, l’équipe soit prise par l’expédition et qu’on oubli de donner des nouvelles... Oups !
Dites vous bien que s’il y avait un soucis avec un membre de l’équipe, ses proches en seraient les premiers avertis et donc le vieux proverbe « pas de nouvelle, bonne nouvelle » est tout à fait applicable ici !

